mardi 8 mai 2012

CNRS

Le CNRS n'est pas l'incarnation du Cool? Rien de plus faux.

Pour preuve ce tampon CNRS, que le tampographe mets à la disposition de ses amis chercheurs, pour la modique somme de 20 euros ( plus 5 euros de port).
Commander à le.tampographe@free.fr


jeudi 26 avril 2012

Exposition prolongée.




Mon exposition à la galerie Nabokov est prolongée jusqu'à samedi soir 28 avril, on fermera à 19h. Elle se trouve toujours 26 place Dauphine, à Paris. On peut toujours y voir des travaux récents, présentés d'une façon qui diffère un peu de ce qu'on a l'habitude de voir sur ce blog. 
La galerie est ouverte de 14h à 19h. En dehors de ces horaires on peut prendre rendez-vous pour la visiter en appelant le 01 40 46 04 36.

vendredi 20 avril 2012

Avis aux libraires


Jeu de 42 culs de lampe piqués à Posada.
(aucun rapport avec ce qui suit mais ça faisait joli.)

Ami libraire, mon livre a été en rupture pendant quatre jours. Le diffuseur ne le proposait plus à la commande sur son site. On a téléphoné, on a pris de renseignements, on a dit au diffuseur de mieux chercher. Il a retourné ses poches, vérifié entre les coussins du canapé, regardé sous son lit, dans le panier de linge sale, sous l'escalier, dans le débarras du jardin, dans le frigo car il avait rangé ses courses un peu rapidement.
Il a fini par retrouver quelques cartons de livres. Pas lourd, apparemment, mais assez pour que le livre ne soit plus en rupture, et à nouveau disponible sur son catalogue.


lundi 16 avril 2012

Rideau de fer.

Je suis rentré dans mon caveau. J'ai remonté les rues vides en écoutant de la musique. Il pleuvait. Mon manteau s'est gorgé de pluie, je l'ai posé sur un radiateur, il fume comme s'il sortait du four. Je viens de finir à l'instant ma charrette de travail. Elle dure, si je ne me trompe pas, depuis plus d'un an. Douze mois d'hystérie, de hurlements, de stress, de crises de rage qui débouchent sur cette soirée pluvieuse et solitaire

Je m'enferme dans mon caveau, j'en cadenasse les portes, j'en peins les vitrines avec du blanc de Meudon, je calfeutre les fenêtres, je condamne la porte d'entrée avec une lourde barre d'acier. Je regarde une dernière fois la rue du Repos, et je baisse le rideau de fer. Ça fait un cliquetis métallique et un bruit d'orage lointain. De la rouille et des araignées tombent sur le trottoir. La rouille parsème le bitume noir de miettes orange vif, les araignées détalent et s'engouffrent dans l'impasse Lespagnol. Le rideau est baissé, il fait noir, j'éteins les lampes et je m'installe devant mon écran. Il n'y a plus qu'un carré de lumière blanche pour éclairer mon atelier. C'est l'écran de Blogger, la page incommode que j'utilise pour écrire ce blog. J'ai essayé à plusieurs reprises d'écrire sur des traitements de texte mais il n'y a rien à faire, je me sens mieux sur ce site à l'ergonomie ingrate.

Je m'enferme pour quelques semaines. Mon caveau restera portes closes jusqu'à l'été. Je ne serai plus ouvert le vendredi, mais je continuerai d'expédier les commandes par courrier. Les commandes sont d'ailleurs très en retard, certaines personnes attendent depuis plusieurs semaines, sans m'engueuler, ce dont je les remercie.

Je retrouve le cours normal de mon travail, la sortie d'un livre est un ego-trip interminable et vaguement écoeurant. Je suis content d'avoir sorti ce livre, mais j'ai hâte de retrouver assez de calme pour me remettre à bosser vraiment.

Mon exposition continue à la galerie Nabokov, au moins jusqu'au 21 avril. Je retrouve ce blog avec plaisir, j'ai du le négliger pendant des semaines pour faire face à tout ce qu'il y avait à faire pour la sortie de mon livre.




lundi 9 avril 2012

Exposition à la galerie Nabokov.



Pour celles et ceux qui veulent voir mon boulot autrement que sur ce blog, j'expose mes travaux récents à la galerie Nabokov, jusqu'au 28 avril. Ça se trouve 26 place Dauphine, sur l'île de la cité, dans le premier arrondissement. Les horaires c'est: du mardi au samedi de 14h à 19h. On peut aussi prendre rendez-vous par téléphone, si on veut visiter en dehors des ouvertures prévues.
Le téléphone c'est le 01 40 46 04 36.
J'y ferai en outre une signature de mon bouquin demain mardi à partir de 19h.



Je reprends lentement le cours normal des choses. Je suis très en retard dans les commandes, les préparatifs de cette exposition et la sortie du livre m'ont pas mal pris de temps. Merci aux personnes qui attendent leurs colis de pas trop m'engueuler, je fais tout le boulot tout seul et c'est un peu difficile de tout faire en même temps.

En outre, j'ai installé des choses dans la vitrine de la librairie l'Écume des Pages, à Saint Germain des Près. On pourra y demander de ma part sa carte de salope et son permis de tuer, j'en ai laissé un certain nombre d'exemplaires.

jeudi 29 mars 2012

Attention Attention

Mon caveau restera fermé ce vendredi. Les portes seront closes, les miasmes et la sciure seront bien abrités derrière le rideau de fer que je descendrai jusqu'à terre, on entendra gambader les souris, les araignées-loups sortiront de leurs tanières pour chasser les rares insectes qui survivent à mes produits chimiques.
Je pars demain pour signer mon livre aux escales du livre, à Bordeaux. On me trouvera samedi et dimanche après-midi sur le stand de la Mauvaise Réputation, librairie que je vous encourage à découvrir si par malheur vous habitez dans cette province éloignée.
Le site des escales du livre, sur lequel je ne figure pas, se trouve ici. On le consultera pour découvrir avec ravissement des photos d'écrivains. Les photos d'écrivains c'est toujours un émerveillement. ( ci après: petite sélection recueillie en cinq minutes sur Google images, je suis certain qu'on peut trouver encore mieux.)









Lui il est pas écrivain mais la photo est bien quand même.

mardi 20 mars 2012

Ouverture vendredi


Un genre de cochon, dessiné avec une lampe de poche.

J'ouvre mon caveau vendredi de 14h à 18h30. Pas plus tard, parce que je fais un accrochage sauvage de mes bons points géants dans un troquet qui se trouve 3 rue Beaurepaire, et qu'il y aura des coups à boire à partir de 19h. Demain je mettrai un post à ce sujet.
Sinon, à part ça, je suis allé à France Inter enregistrer une émission de radio. On peut l'écouter

jeudi 15 mars 2012

Sortie de mon livre.


Ça y est.
Mon livre sera en librairie demain, le 16 mars. On peut le trouver , ou , ou , par exemple. Et ailleurs.
Si le libraire de votre ville est un trou du cul qui ne veut pas le mettre en rayon, on peut aussi le commander à l'Association, ou, ou encore .
Si vous êtes parisien, j'ouvre mon atelier pour l'occasion demain de 14h à 19h, on pourra voir le livre et l'acheter directement ici.

Le Tampographe Sardon
Sortie le 16 mars 2012.
Format 19 par 25 cm.
256 pages en quadri
39 euros.








jeudi 1 mars 2012

Ouverture de mon atelier.


Mon atelier sera ouvert au public demain vendredi 2 mars, de 14h à 19h.

mercredi 29 février 2012

Ouf


Ça y est. Premier exemplaire de mon livre, reçu par UPS ce matin. Cette fois il est bien imprimé et bien façonné. Il sera en librairie le 16 mars. Ouf.

dimanche 26 février 2012

Des nouvelles.



Ça fait des lustres que je n'ai rien posté ici. Le bouclage de mon livre, l'ouverture de mon caveau en décembre, les préparatifs de l'exposition d'Angoulême et divers imprévus plus ou moins emmerdants en sont la cause. Je retrouve un peu de calme. Mon atelier est rangé; il est propre, ça ne pue presque plus le caoutchouc, c'est presque agréable, il est grand temps que je me remette au travail, que la rue du Repos se remette à sentir le pneu brûlé et que je refasse de mon atelier un cloaque toxique.
Au rayon des projets immédiats, il y a la sortie de mon livre, dont je suis supposé aller voir les bonnes feuilles demain à l'Association. Il y a aussi une exposition parisienne de mes boulots récents, qui aura lieu à partir du 5 avril à la galerie Nabokov, qui se trouve sur l'île de la cité, place Dauphine. C'est pile derrière le palais de justice, en face de la librairie de la cour de cassation, c'est facile à trouver, c'est très joli et il y a plein de divorcés tout frais qui sortent de chez le juge aux affaires familiales, et qui errent entre les arbres avec les yeux rougis. On les invite cordialement au vernissage, qui aura lieu le 5 avril. On y reviendra.

J'ai récemment fait un entretien avec le site Gonzaï dans lequel je parle de mon boulot. Je le reproduis ci-dessous, ça tiendra lieu de nouveauté pour aujourd'hui. Merci à Nicolas, au passage.

"Après une carrière dans la bande dessinée et l’illustration, notamment pour Libération, Vincent Sardon s’est tourné vers la production de tampons en caoutchouc, créations diverses qui combinent aphorismes, images éducatives et gaufrettes déprimantes. Est-ce un choix réfléchi, une manière de quitter le monde devenu trop glamour de la BD, ou une idée venue à la lecture du supplément « entreprendre » des Echos dans la salle d’attente d’un spécialiste ?


Je n’ai pas fait de choix réfléchi. Ma pratique de tampographe s’est développée petit à petit, en marge de mon travail de dessinateur. Plus je me faisais chier dans ma vie professionnelle, plus j’avais des idées de tampons. C’était une sorte de soupape. J’avais de plus en plus de mal à supporter les conneries de Libération, leur discours économico-politique faux-cul. Je me suis barré, j’ai travaillé au Monde, je sais pas si c’était mieux, je crois pas, mais au moins ça changeait un peu. Je bosse encore pour eux. La BD me pesait depuis belle lurette. J’ai fini par constater que mon boulot de tampographe avait peu à peu bouffé tout le reste, et que je me contrefichais de bosser pour la presse, ou de raconter des histoires en bande dessinée.
Le monde de la BD, c’est vrai que c’est glamour, pour s’en convaincre il suffit d’aller à un festival en province, d’y dédicacer ses livres dans une salle polyvalente avant d’aller bouffer un menu à 15 euros dans la seule brasserie ouverte le soir et de dormir dans un deux étoiles entièrement décoré avec de la moquette marron. On ne prévient pas les auteurs, quand ils débutent, que tout ce travail, ça débouche sur ça.



Le tampon est un médium à part, un choix plutôt marginal. Il évoque ce qui peut sortir d’une imprimerie clandestine, mais il traîne aussi derrière lui des liens avec des courants artistiques comme l’art postal, le scrapbooking ou la bureaucratie.



Je n’y connais rien en art postal ni en scrapbooking. L’art postal, à priori je trouve que c’est de la poésie graphique à deux balles, du collage à la sauce surréaliste pénible. Le tampon est une forme d’imprimerie rapide, portative, qui se prête bien à reproduire des messages rentre-dedans. C’est un outil simple d’utilisation, qui permet aux gens de s’approprier mon boulot et aussi de le diffuser. C’est vrai que c’est connoté, que ça évoque l’administration, mais c’est par là même propice à des effets parodiques. C’est une pratique très marginale, c’est vrai, mais bon, j’aime bien ça, être le seul à faire ce que je fais.


Ce côté parodique est aussi, souvent, comme un geste de résistance ; parfois politique, parfois un peu plus anarchiste, parfois un majeur levé haut devant la médiocrité, parfois les trois à la fois. Ca aurait un sens de parler de Desproges ?


Desproges c’était une de mes lectures d’adolescent, avec Boris Vian et Topor – les textes de Topor, pas ses dessins. Desproges était une sorte d’idole absolue, et puis son style a fini par me faire un peu chier, maintenant je trouve ça ampoulé et trop écrit. Je ne me réclame pas de lui, cela dit, mais il fait partie de mes influences. J’ai une sorte d’attachement aux idées anarchistes, parce que ma famille est d’origine espagnole et que mon grand-père a milité à la CNT pendant la guerre civile. Il a fini sa vie en exil en France. C’était un homme sérieux, l’anarchie c’est sérieux, il n’aurait jamais plaisanté avec les sujets que je traite. Je ne veux pas prendre mon travail trop au sérieux. Le rire de résistance, les conférences du Théâtre du Rond-point, tout ça, c’est pas trop mon truc. Je ne résiste pas à grand chose. Parfois à l’envie de tout envoyer chier, éventuellement. À la connerie des directeurs artistiques, aux gens qui me demandent si je vis de mon travail, à la difficulté de la vie à Paris, aux gens qui vous disent ce qu’il faut que vous fassiez. Enfin j’essaye, je ne sais pas si j’y arrive.



En parcourant ton blog, je pensais aussi aux Crimes exemplaires de Max Aub. De la réplique coup pour coup, non pas sur la place publique, pas en défendant des idées ou des principes. Du coup, il y a quelque chose de cathartique dans ton travail. Qui ne serait pas touché au plus profond de son être par une phrase comme « Le tampographe passe son chemin et va déposer son vélib sur une borne à vélib, en espérant que personne ne l’a vu sur un véhicule aussi grotesque. Il s’éloigne tandis que retentit un puissant BIP qui signifie que la Mairie de Paris prend les choses en main. » ? Ou, pour certains d’entre nous, plus sauvage : « J’écoute un album d’easy listening des Beastie Boys pour essayer de me persuader que je suis un mec super cool, alors qu’en fait je ne rêve que de cramer des baraques, massacrer des villages, piller, empoisonner des puits, tuer, détruire, arracher des vêtements, baiser sans enlever mes bottes. Mais bon, on ne fait pas toujours ce que bon nous semble dans la vie, et donc j’écoute plutôt les Beastie Boys en buvant du café. »

Bref, dans tout cela le blog n’est pas seulement un moyen de diffuser la production, le texte a presque autant d’importance que les tampons. Le blog est une chose à part entière ? (je dis « blog » faute d’un meilleur terme, peut-être peut-on parler de « réseau asocial » si l’on note, par exemple, la salutaire décision de bloquer les commentaires).



Tiens, c’est marrant que tu me parles de Max Aub. J’ai lu Les Crimes exemplaires quand je suis arrivé à Paris, en 1995. J’étais un petit provincial, je trouvais les rapports humains très durs et les gens très cons. J’avais des envies de meurtre, par moments. J’ai pris pas mal de plaisir à lire ça.
Un voisin libanais m’a dit un jour : « J’ai grandi sous les bombes à Beyrouth pendant la guerre, et je peux te dire que je n’ai jamais vu autant de haine qu’à Paris. » Je crois que ce qui fait l’énergie de cette ville c’est la haine, l’agressivité, la violence rentrée. C’est un matériau intéressant, du moins si l’on tente de faire un certain genre d’humour. Je me nourris de cette haine, de cette connerie et de cette agressivité. J’ai mis un moment à comprendre que toute cette haine, c’était de la belle et bonne énergie. J’aime bien Paris, maintenant. Mais j’ai toujours des envies de meurtre. Je ne crois pas être asocial. Je dois communiquer avec beaucoup de personnes pour faire tourner mon truc. Mais ça me demande parfois un effort. J’ai bloqué les commentaires sur mon site parce que je n’ai aucune attirance pour le masochisme. J’ai un peu tenté de les laisser ouverts, et ça a été immédiatement un flot de bêtise crasse, de messages anonymes, de flagorneurs, de tarés. Tout ce qu’on déteste dans Internet.



Oui je connais, ça m’arrive d’avoir de ces visions pures et extrêmement détaillées où l’on se voit calmement taper la tête d’une grosse dame sur les carreaux en faïence de la station Jacques Bonsergent. Pourtant je suis quelqu’un de gentil, je pleure même, des fois, à la fin des comédies romantiques. Et justement, à mon sens, le travail du tampographe permet de ne pas se faire complètement bouffer par ça. Pendant des mois, j’ai eu une gaufrette avec écrit A QUOI BON VIVRE ? en fond d’écran, et tous les matins c’était un peu de joie et de calme quand j’allumais mon ordinateur. [En plus de réaliser des tampons, le tampographe travaille à des prototypes de gaufrettes déprimantes sur le modèle des anciennes gaufrettes amusantes, lesquelles, soit dit en passant, sont souvent beaucoup plus déprimantes – NdA]



Oui bon, je formule parfois dans mon travail une certaine envie de se foutre en l’air. J’imagine que ça peut avoir des vertus, de formuler ça pour faire marrer les gens. Je crois qu’on ne peut pas donner tout à fait tort à une personne qui se flingue. C’est le sens de mes gaufrettes. Ce sont des biscuits offerts par une mémé pessimiste, des sucreries négatives pour vous pousser au suicide. Il y a plein de mémés de ce genre, qui disent que ça va mal se passer, que ça ira pas, que la vie c’est de la merde. Elle vous disent ça en vous servant le thé, c’est souvent accompagné de nourriture, peut-être parce que ce sont des empoisonneuses dans l’âme. On repart de chez elles vidé de toute énergie vitale. J’ai imaginé ces gâteaux à partir de cette idée. Les gaufrettes seront fabriquées en 2012. C’est très compliqué à réaliser, il faut des moules en fer blanc, un tunnel de cuisson, du matériel sérieux. Je pourrais les fabriquer moi-même, mais pour ça je devrais renoncer à utiliser des matériaux toxiques, les mêmes que j’utilise pour la fabrication de mes moules. Je vais plutôt bosser avec un vrai pâtissier, ça sera mieux fait et personne n’ingèrera d’ammoniac et de résine photopolymère. Juste de la gaufrette et de la confiture de framboises. Ou de la ganache au chocolat. On n’est pas fixés sur les garnitures.



Pour revenir sur ta production, une chose qui me frappe c’est que tout ces objets que tu produits, les tampons, les gaufrettes, ou les bons points qui sont publiés ces jours-ci en un recueil édifiant pour la jeunesse, tous ces objets ont quelque chose de désuet. Certes, cela participe du décalage qui les rend drôles, mais on a aussi l’impression que tu révèles au grand jour que la France vit encore secrètement sous la Troisième république.



Je suis influencé par des œuvres datées, par le Collège de Pataphysique qui a connu ses heures de gloire dans les années 50, par les vieux numéros d’Hara-Kiri, par les maquettes des éditions JJ Pauvert. J’utilise un style un peu désuet pour donner une forme sympathique à mon travail. Mon recueil de bons points est mis en page de manière à le faire ressembler à une vraie édition des années 40. J’espère qu’en librairie il se trouvera des nostalgiques de l’école à l’ancienne pour s’attendrir devant ça, pour prendre le livre en se remémorant un instituteur qui a compté dans leur vie. J’espère qu’ils l’ouvriront en se disant « Aaah, enfin on reparle des bons points et des méthodes d’enseignement qui ont fait leurs preuves ! » Ils seront très déçus en découvrant l’intérieur. Les autres se marreront peut-être en découvrant les images.

Quand mes étudiants m’emmerdent avec la révolution du livre numérique, je prends un gros bouquin, je prends leur iPad et je jette les deux par terre pour leur montrer la différence technologique. En plus de ton recueil de bons points pour les nostalgiques de l’école à l’ancienne, tu publies bientôt une somme sur ton travail de ces dernières années. Est-ce qu’on peut dire que c’est une sorte de moulage du blog ? Qu’est-ce qui change avec le passage au livre ? Est-ce l’aube d’une nouvelle mue de Vincent Sardon ? Ou le préalable à une mise en bourse de ton activité ?


L’idée de faire un livre avec mon travail, c’est Jean-Christophe Menu qui l’a eue. Comme c’est un bon éditeur, j’imagine que c’est une bonne idée. De mon point de vue, il y a trop de livres qui sortent ; j’ai dû vaincre toutes sortes de réticences bien ancrées dans ma tête pour arriver à faire des pages, et à penser à un bouquin cohérent. Les visions de surproduction éditoriale dans les librairies, de livres entassés sur les tables, les accumulations d’invendus, les solderies que je fréquente pour acheter des livres d’artistes bazardés à 5 euros, tout ça me déprimait. C’est Florent Ruppert qui m’a vraiment convaincu. Il était un peu bourré et un peu chiant, il m’a dit un soir que je ne pouvais pas me contenter de produire mes trucs à vide, qu’il fallait leur donner une existence concrète dans un livre, et pas dans un blog, qui n’est malgré tout qu’un peu d’électricité qui fait briller un écran. Il m’a dit que le livre était une contrainte douloureuse à respecter, et que c’était ça qui rendait la chose intéressante. J’ai dû tordre mon travail pour le faire rentrer dans le livre. Tout mettre à plat, regarder mes boulots le plus objectivement possible, trier, jeter, refaire des choses, voir mes tics, c’était pas agréable du tout, ça donnait envie de partir en vacances tout de suite. J’ai fini par y arriver, à tout ranger mais pas trop, à tout corriger mais pas trop non plus, à trouver la bonne distance, c’était très difficile à faire, ça m’a pris des mois et des mois pour arriver à sortir des pages qui se tenaient. Mon blog est un empilement chronologique, mon livre est un journal de création abondamment illustré, pour utiliser des mots un peu prétentieux. Ça raconte sur un mode humoristique quatre années de boulot et de crises diverses, c’est une démarche autobiographique.

Pour ce qui est d’une entrée en bourse, je ne crois pas, je resterai fauché toute ma vie. Une mue, c’est plus probable. Je m’emmerde vite, j’ai besoin de nouveauté sinon je me mets à déprimer. Je ne sais pas du tout ce que je ferai après le livre. Je continuerai le tampographe, c’est certain, mais je crois que je reviendrai au dessin, que j’ai un peu laissé de côté. Peut-être aussi que j’écrirai un peu plus, j’ai pris du plaisir à écrire mes textes, je ne m’y attendais pas du tout. En 2012 je vais faire quelques expositions. J’en prépare une à Paris, une autre au Japon si j'ai du bol. La mue attendra encore un peu que j’aie terminé ce tunnel de boulot.

vendredi 17 février 2012

Ouverture de caveau.


Mon atelier se trouve pile derrière cette installation in-situ de la mairie de Paris.

Aujourd'hui vendredi 17 février mon atelier sera ouvert au public de 14h à 18h.
Il le sera aussi le 25 février prochain, de 14h à 18 pareil, ensuite je ne sais pas, c'est dans longtemps.

jeudi 9 février 2012

Couverture.


Cliquez pour agrandir l'image

Bon. Mon livre tampographique est réimprimé ces jours-ci, après le gros ratage de fabrication pourrie de merde du mois dernier. Il sera en librairie à partir du 16 mars. Je mets la couverture en ligne.
Demain vendredi mon atelier sera ouvert de 14h à 19h. On pourra voir entre autres quelques-unes des pièces exposées à Angoulême, et notamment l'original de la couverture, pour ceux que ça intéresse. Ainsi que les bons points géants sérigraphiés par Frédéric Dejean. A 18h il y aura un coup à boire, vous pouvez venir avec une bouteille, des clopes, de la beuh, des chips, avec tout ce que vous voulez sauf avec des enfants.

lundi 6 février 2012

Radio Campus.

Une émission de radio dans laquelle Yassine me fait causer de mon boulot est en ligne ici.
Le player pour écouter l'émission est juste sous le tampon " inventeur officiel du Disco".

vendredi 3 février 2012

Bons points géants.

Sérigraphies format 50 par 70 cm, deux passages, papier ivoire, très joli, imprimées par Frédéric Dejean.
Signées et numérotées, tirage 40 exemplaires.
Envoi soigné dans un tube bien protégé.
50 euros.
Frais de port: 10 euros ( l'emballage est cher).
Commander à le.tampographe@free.fr

Les images reproduites ci dessous sont les fichiers qui ont servi à imprimer les sérigraphies, qui sont donc encore plus belles que ça, si toutefois c'est possible.



















jeudi 2 février 2012

Sortie d'atelier.


La page 179 page de mon livre, consacrée aux Frédérics célèbres.

Bon, je suis revenu d'Angoulême, l'exposition s'est bien passée, même si j'ai passé le plus clair de mon temps à fumer des joints devant la télé du mec qui me logeait. Je range mon bordel, il fait 9 degrés dans mon atelier, je retrouve le cours normal de mes affaires. Le livre tampographique va être réimprimé la semaine prochaine et sera en librairie à partir du 16 mars. On travaille à faire un accrochage parisien et une sorte de fête pour sa sortie, j'y reviendrai.
Je n'ouvrirai pas demain, mais je reprendrai le cours de mes ouvertures la semaine prochaine. Et aussi le cours de ce blog, que je laissais un peu de côté ces derniers temps faute d'avoir assez d'énergie pour tout faire correctement.

jeudi 26 janvier 2012

Vernissage de mon exposition

J'ai une connection de merde, je fais court: le vernissage de mon exposition aura lieu demain vendredi dans les caves du théâtre d'Angoulême de 18h à 20h. Y a pas de carton d'invitation, faites circuler l'information à ceux que ça intéresse. Par contre: je suis fatigué, essayez de pas trop me faire chier.

vendredi 20 janvier 2012

Carte postale.



Livrée ce matin, réalisée par l'imprimerie Jaurès, métro Colonel Fabien: carte postale pour la nouvelle année.
Vendue à la dizaine. La dizaine de cartes: 5 euros. Frais de port 1,40€.
Commander à le.tampographe@free.fr

jeudi 12 janvier 2012

Quelques nouvelles.



Je serai ouvert demain de 14h à 19h. Pour ceux que ça intéresse, on pourra voir dans mon atelier une partie des choses que je vais exposer à Angoulême pendant le festival de la bande dessinée. Notamment une série de dix bons points géants sérigraphiés pour l'occasion par l'excellent Fréderic Dejean. Je reproduis ci-dessus une photo prise hier dans ses locaux de Montreuil.

Mon livre tampographique a été enfin livré hier à l'Association. J'avais mal dormi, j'étais nerveux. J'ai ouvert les premiers cartons, j'étais fébrile et assez heureux de le découvrir. Mais j'ai senti mon sang se glacer en constatant que le tirage est foiré. L'imprimeur a façonné le livre sans attendre que les pages soient complètement sèches, et ça donne des décalcomanies d'une page sur l'autre, qu'on appelle "macules" en langage de mec qui s'y connaît ou qui fait semblant de s'y connaître. Tout le monde était consterné, il faut réimprimer le livre en espérant que cette fois personne ne fera de connerie. Les exemplaires livrés hier vont être détruits jusqu'au dernier et on va tout réimprimer et refaçonner pour que ça soit nickel.
Mon livre devait paraître dans une semaine, sa sortie est décalée au mois de mars, je l'annoncerai en temps utile.
Je voulais organiser une gigantesque orgie antique pour la livraison du bouquin, j'avais réservé des danseuses et des trirèmes pour faire des naumachies dans le canal Saint Martin, il va falloir attendre encore un peu.

samedi 7 janvier 2012

mardi 3 janvier 2012

Coffret Orgasmo



Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Coffret Orgasmo
12 tampons reproduisant des affiches de films pornographiques des années 70. Ces images ont été récupérées auprès du cinéma l'ABC de Bruxelles, qui est à peu de choses près le dernier vrai cinéma porno de Belgique, un peu comme le Beverley à Paris ( pour les gens qui ne connaissent pas, c'est rue de la Ville Neuve, à côté des grands boulevards, dans le 2eme arrondissement).



Ce coffret est coédité avec Serious Publishing, à qui on doit entre autres l'impressionnant "dictionnaire des films français érotiques et pornographiques en 16 et en 35mm". On peut retrouver leur catalogue en se rendant sur leur site
On peut aussi aller 1 rue Charlemagne, dans le quartier Saint Paul, pour découvrir la galerie Papelart et voir les productions de Serious Publishing.



Coffret Orgasmo
12 affiches de films pornographiques des années 70.
60 euros port non compris ( le port est de 5 euros).

Commander à le.tampographe@free.fr

lundi 2 janvier 2012

Bonne année vulgaire.

Le Tampographe vous adresse ses meilleurs voeux pour l'année 2012. Que les files d'attente au Pôle Emploi ne soient pas trop longues, qu'il y ait des promos régulières chez Lidl, que votre vieille bagnole vous fasse encore quelques mois.
J'ouvrirai mon atelier vendredi 6 janvier de 14h à 19h.

samedi 17 décembre 2011

Attention attention

Le Tampographe n'ouvrira pas demain dimanche, il peut pas, il sort d'une charrette et il a besoin de roupiller une journée.
Il rouvrira en revanche ses portes dès lundi 19, de 11h à 19h, et pour toute la semaine, jusqu'au samedi 24. Il aura dormi et retrouvé son teint où le lys le dispute à la rose, le spectacle n'en sera que plus enchanteur.

mardi 13 décembre 2011

Ouverture de caveau.

Mon atelier ouvre ses portes comme chaque année en décembre. On a sorti les guirlandes et suspendu des boules de Noël un peu partout, on a allumé les machins lumineux, vidé les valises pleines de tampons sur les tables, commandé du caoutchouc neuf et fabriqué de nouveaux modèles qu'on découvrira en se rendant chez le Tampographe, 4 rue du Repos, 75020 Paris.



Les jours d'ouverture sont:

Vendredi 16 décembre de 11h à 19h
Samedi 17 décembre de 11h à 19h
Dimanche 18 décembre JE SUIS PAS OUVERT ATTENTION
Lundi 19 décembre de 11h à 19h.
Mardi 20 décembre de 11h à 19h
Mercredi 21 décembre de 11h à 19h
Jeudi 22 décembre de 11h à 19h
Vendredi 23 décembre de 11h à 19h
Samedi 24 décembre de 11h à 19h.



On découvrira sur place ce coffret Boules de Noël et bien d'autres choses. On regardera le tampographe et ses créatures travailler, on écoutera de la Oï, on boira de la bière et on fumera des clopes en attendant que les tampons sortent de la presse à vulcaniser.

dimanche 11 décembre 2011

Message personnel.



Message aux camarades du Collège de 'Pataphysique: on a volé dans mon atelier une boîte de tampons de la sous-commission des tampons, gravés à la main, un truc assez précieux que j'ai fait pour le Collège il y a cinq ans. Je voulais les exposer en janvier, j'ai retourné mon atelier de fond en comble, ils n'y sont pas et on ne m'a volé que ça, ce qui me laisse penser que c'est un crétin proche du Collège qui a fait ça. Je suis un peu écoeuré qu'on ait pu me dérober ce travail. Si vous les voyez passer, ou si vous les avez vus, sachez donc qu'ils sont volés et faites-le moi savoir, que je puisse les récupérer.

mardi 29 novembre 2011

Mycologie



Ah zut mince.
J'ai complètement oublié de naître dans une famille riche. Mince. Et j'ai complètement oublié aussi d'avoir des relations. Du coup je paye 1000 euros par mois pour louer un local insalubre, dans lequel je vis et je travaille. Quel distrait je fais.



J'ai demandé à rencontrer un élu du XXème, pour lui poser des questions sur les ateliers-logements que la ville de Paris attribue aux artistes. Un ami m'en avait parlé, forcément ça m'a intrigué. Faut être juste, on m'a reçu à la mairie. J'avais envoyé une lettre pour tout expliquer.



On m'a reçu dans un bureau à l'étage. On dit m'a dit que c'était sans espoir parce que les gens qui occupent les ateliers-logements y restent des décennies, même après avoir arrêté toute activité artistique. Pas moyen de les virer, tu penses. Il paraît que ça fait de beaux lofts, pas chers, bien placés. Mince, j'y ai pas droit. Mince, on m'a expliqué qu'il fallait perdre tout espoir. Ah bon, ok, je vais le perdre, alors.



Je retourne donc dans mon atelier. J'habite derrière. Je prends quelques photos, les moisissures font des effets de matière sur les murs, et ce matin, surprise, je trouve un beau champignon sur le parquet. Parfaitement formé. on voit bien le thalle. Je le photographie pour l'envoyer à la société française de mycologie, j'aimerais bien connaître son nom latin. Si un mycologue me lit, qu'il m'écrive.




Si un spécialiste des rongeurs me lit, qu'il m'écrive.



Si un spécialiste de la mort par électrocution dans sa douche me lit, qu'il m'écrive.



Si un spécialiste des plafonds qui tombent me lit qu'il m'écrive.

Si un ancien artiste logé par la ville de Paris me lit dans son atelier-logement: QU'IL CRÈVE.

mercredi 23 novembre 2011

Défilé militaire



Tampon pour défilé militaire. C'est le prototype, il n'est pas encore en vente. À paraître dans le gros livre qui sortira au mois de janvier. Plus qu'une semaine avant le bouclage.
Les commandes de bons points modernes commencent à arriver, les premiers albums seront expédiés ce soir. On peut toujours les commander ICI.

mardi 22 novembre 2011

Bons Points Modernes



BORDEL L'ALBUM DE BONS POINTS MODERNES EN COULEUR EST ENFIN DISPONIBLE, PUTAIN ÇA FAISAIT NEUF ANS QUE J'AVAIS PAS SORTI DE LIVRE. ON LE TROUVE DANS TOUTES LES LIBRAIRIES DIGNES DE CE NOM, LES AUTRES C'EST DE LA MERDE, ON PEUT BIEN LES CRÂMER TOUTES, J'IRAI PAS CHIALER DESSUS, ÇA SERA BIEN FAIT POUR LEURS GUEULES.



Bon alors:
On peut cliquer sur chacune de ces images pour les afficher en grand format.

Prix: 15€
Format: 16x24 cm, à l'italienne.
Trente planches de huit bons points à découper.
Papier ivoire de fort grammage.
Très bien imprimé en trois couleurs par l'imprimerie Lussaud de Fontenay le Comte.



Je reproduis six planches tirées des trente pages qui composent l'album.



le texte que j'ai écrit en quatrième de couverture:

"Dans un souci de démocratisation du savoir et d’éducation populaire, le Tampographe Sardon édite ces bons points d’exception. Mis au point par une équipe de chercheurs en psychopédagogie et testés sur un panel d’enfants humains et de singes anthropoïdes, ces bons points présentent des images de qualité et des thématiques qui passionneront les jeunes et combleront d’aise les enseignants les plus sourcilleux. Un outil indispensable recommandé par l’inspection académique".



Le motif au verso de chaque planche de bons points modernes.





Courez chez votre libraire, si c'est pas un gros con il l'aura en magasin.



Si c'est un gros con vous pouvez le COMMANDER EN CLIQUANT JUSTE ICI.

Renseignements et questions diverses: le.tampographe@free.fr